Friday, March 21, 2014

Six African Migrant Women Presumably Held as Slaves, Beaten in Nabtieh

On March 16, the African news site Koaci.com published information in French that "six African residing in Lebanon are victims of a mafia network. Two Togolese, two Burkinabe (from Burkina Faso), and two Ghanaian are sequestered for over a week and are severely beaten in the city of Nabatieh, South Lebanon." 

The site published the testimonies as well as names of presumed perpetrator of the criminal offenses and his phone number. Below is the original article in French.

Yesterday, Lebanese TV station LBCI reported on this issued and interviewed the presumed perpetrator, Safi Kamal - the head of an employment agency - who said in the interview that "at the end of the day, she [any migrant domestic worker] needs to be disciplined so that she enters the homes of people". LBCI had tricked him the day prior of doing the interview into sharing even worse information, when the journalist called him and asked him questions over the phone acting as a potential customer of the employment agency. LBCI said that the prosecutor's office has seized of the matter.


Liban : Six esclaves africaines battues et retenues en otage à Nabatieh


Abidjan le 16 mars 2014 © koaci.com – Koaci.com apprend que six africaines résidant au Liban sont victimes d'un réseau mafieux.

Deux togolaise Searchtogolaises, deux burkinabé Searchburkinabé et deux ghanéennes sont séquestrées depuis plus d'une semaine et sont sévèrement battues dans la ville de Nabatieh SearchNabatieh (sud du Liban) apprend t'on suite aux témoignages de deux d’entre elles ayant réussi à joindre la rédaction ivoirienne de koaci.com (+225 08 85 52 93, numéro d'appe

l à la rédaction ivoirienne de koaci.com, ndlr) .

Tout est arrivé après qu'elles aient tenté de fuir leurs lieux d'exploitation après s'être rendues compte d'avoir été trompées par un réseau de recrutement qui œuvre depuis le continent africain en vue de livrer du personnel de maison à moindre cout dans un pays et une culture où les noirs sont encore considérés comme des humains de second rang comme constaté par ailleurs quotidiennement dans les pays d'Afrique où ces derniers sont implantés.

"Je veux rentrer chez moi, on m'a amené en trois fois au bureau de la mafia pour être punie corporellement parce que j'ai jugé insupportable de continuer de vivre chez la dame" livre par téléphone ce samedi soir l'une d'entre elle, une togolaise Searchtogolaise, qui après avoir réussi a joindre koaci.com depuis un mobile se l'est vu retirer par sa "maitresse". " On m'a roué de gifles et d'autres punitions corporelles avant de m'amener dans une vielle maison avec d'autres filles également en otage qui ont simplement voulu arrêter, comme moi, de travailler chez leurs maitresses" livrera la togolaise Searchtogolaise âgée de 24 ans.

Depuis lors impossible pour nous de rentrer en contact avec notre témoin, joint depuis le numéro 00961 765 273 63, qui nous aura indiqué entre autre avant la fin de la brève conversation, avoir rencontré le 12 mars dernier cinq autres dans ce "bureau", lieu qui apparemment sert de repère au réseau et de sévices.

"On nous a vendues dans ce pays" nous a t'elle indiqué en pleure ajoutant: " On a des diplômes d'apprentissage et on nous dit que nous allions seulement venir travailler ici, et voila que nous sommes devenues des esclave Searchesclaves".

A nos interrogations quant au réseau, la victime aura le temps de nous livrer un nom, un certain Safi Kamal qui serait selon elle, le tout puissant patron de la nébuleuse. Il répondrait au numéro suivant 00961 037 64 569. Joint, ce dernier, nous raccrochera rapidement au nez à l'abord du sujet.

Une heure après la fin de la conversation avec l'otage, une autre, la seconde togolaise Searchtogolaise, sans nul doute motivé par sa compatriote koacinaute, tentera à son tour de nous joindre depuis ce numéro 00961 768 944 34. La conversation durera à peine 45 secondes quand, subitement, elle se coupera après avoir entendu des violents cris d'hommes et des "non ne me frappez pas" de la jeune femme sans nul doute surprise par ses geôliers libanais.

Là encore, impossible nous sera de rentrer en contact avec la seconde victime âgée de 25 ans et originaire de Lomé SearchLomé.

Sa dernière phrase qui nous glacera sera : "pardon, faites quelque chose pour me permettre de rejoindre ma famille en Afrique".

Si l'esclavage au Liban de ressortissants originaires du continent africain initialement approchés avec des promesses d'emplois en rapport avec leurs qualifications, n'est pas nouveau, le silence des autorités et des Ong de défense des droits de l'homme est aussi inquiétant que l'intensité de la douleur des victimes.

Affaire à suivre...

Akissi Kouamé


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